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Saveurs d'Abyssinie

Posté le 29 Juillet 2016
Tags : Ethiopie, Corne d'Afrique, Paris, restaurant



Une ambiance de village, rue de l’Arbalète, entre la rue Monge et la rue Mouffetard, des tables en terrasse qui volent au secours d’une salle petite mais sympathique, et c’est un lumineux sourire amharique qui vous accueille.

Si vous avez comme moi la nostalgie du pays de la reine de Saba et de cette envoutante corne d’Afrique où j’eus jadis le privilège d’exercer mon art, et si relire Hugo Pratt ou Henri de Monfreid ne suffit plus à combler ce « Fernweh », ou si encore vous êtes simplement curieux de tout, allez y goûter l’incomparable saveur de la nourriture Éthiopienne.

Vous resserrerez vos liens conviviaux autour du plat commun, en abandonnant à l’occasion vos couverts (occidentaux) ou vos baguettes (extrême-orientales) au profit de la saveur unique et aigrelette de l’Injera, la crêpe de Teff qui tient lieu tout à la fois de plat, de cuillère et de pain.

Puis, selon votre humeur, vous déambulerez paresseusement le long de la rue Monge, vous flânerez peut-être dans les serres tropicales du jardin des plantes en rêvant de papillons exotiques et de guerriers danakils ou vous resterez déguster sagement votre bouteille de Saint-Georges.

L'autre coup de cœur Éthiopien : le Godjo, à deux pas du pendule de Foucault
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Une autre page de musique

Posté le 01 Juin 2016
Tags : Art, musique, Maxime Le Forestier


Poupée de cire, poupée de son, Serge Gainsbourg, pour France Gall qui gagne le grand prix de l'Eurovision en 1965.

L'oiseau et l'enfant Marie Myriam remporte le concours en 1977.

La poupée de Maxime Le Forestier (1975).

Puerto Rico Vaya con dios 1988


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Pour partager

Posté le 26 Avril 2016
Tags : Disparition, Martin Gray, Treblinka



Il y a 40 ans, à La Rochelle, où je vivais à l'époque,
Martin gray m'avait dédicacé son livre "Au nom de tous les miens".
Il avait écrit simplement : "à Georges, pour partager".

Sa disparition à l'âge de 93 ans me touche profondément.
De lui, j'ai retenu cette phrase de son père :
"la première chance, Martin, ne laisse jamais passer la première chance",
qui avait fait de lui un des très rares survivants de Treblinka,
et la nécessité, comme Léon ou le petit prince,
de toujours prendre le temps de s'occuper d'une plante ou d'une fleur...
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Décidément cette journée est particulière

Posté le 20 Janvier 2016
Tags : Ettore Scola, cinéma, disparition, Mastroiani, Sophia Loren, fascisme



Pas un jour sans qu'un grand ne disparaisse...

Pour ma part, c'est "une journée particulière" qui reste mon film culte d'Ettore Scola. Sophia Loren et Marcello Mastroianni m'y enchantent, sur fond terrible de fascisme ordinaire. Ce film "parfait" a quelque chose d'Hiroshima mon amour et cette ambiance ineffable du cinéma italien qui mêle ironie, gravité et tendresse.

En réalité, lorsque je pense au cinéma italien, j'ai une préférence secrète pour un film moins connu d'Ettore : drame de la jalousie, avec le beau Marcello et la non moins sublime Monica Vitti.
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Michel Tournier repose quelque part dans les limbes
(du Pacifique)

Posté le 19 Janvier 2016
Tags : Michel Tournier, Littérature, Robinson, disparition, Goncourt



Ah, Vendredi ou les limbes du Pacifique...

Si vous ne l'avez lu, ou n'en connaissez que la version édulcorée (qui n'en n'est pas moins remarquable) de Vendredi ou la vie sauvage, il est malheureusement plus que temps de vous y mettre.

La vie passe si vite, et 2016 commence avec une hécatombe de personnes remarquables. (Tournier est mort, Galabru est mort, moi même je ne me sens pas très bien).

C'est ainsi. Il faut qu'un humain disparaisse pour que ses congénères commencent à apprécier ce qu'il leur a légué. C'est dans ces circonstances que j'ai découvert Hubert Selby Jr. (Le démon), mais encore très récemment, Amir Gutfreund (Les gens indispensables ne meurent jamais) et Fatema Mernissi (Islam et démocratie).

Vite, courez embarquer sur l’Érasme alors que Robinson et le capitaine, dans une tempête déchainée, évoquent les tarots (également au cœur d'un roman d'Italo Calvino : le château des destins croisés) et plongez dans un roman initiatique ou l'ésotérisme le dispute à la psychanalyse. En ces temps troublés, un bon livre de chevet.
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