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Le sermon sur la chute de Rome

Posté le 01 Octobre 2013
Tags : Jérôme Ferrari, Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de Solitude, Laurent Gaudé, littérature, lire, prix Goncourt, Sisyphe



Lisez Le sermon sur la chute de Rome, qui méritait bien davantage le Goncourt (2012) que La carte et le territoire (Houellebecq, prix 2010).

Jérôme Ferrari possède une écriture somptueuse, narrative, à mi chemin peut-être entre Gabriel Garcia Marquez, dont j'ai dévoré pratiquement tous les livres après qu'un ami espagnol ait fourré entre mes mains Cent ans de solitude, il y a plus de trente ans, et Laurent Gaudé (Goncourt 2004), dont j'ai déjà vanté dans ce blog la si belle écriture.

Dans le sermon sur la chute de Rome, on mâche la prose, comme un vieux Sauternes, empli à la fois de lumière et d'ombre, comme l'adret et l'ubac d'une rue de ces villes du Sud, sans cesse entre les pérégrinations de José Arcadio Buendia et le soleil des Scorta.

Le livre parle de l'absence, celle d'un homme qui sa vie durant contemplera la photo, prise bien avant sa naissance, de sa famille disparue, celle de l'amour qui va et qui vient, comme un papillon qui butine, sans jamais se fixer sur une fleur ou une autre, d'un monde meilleur, qui sombre, malgré toute la bonne volonté du monde, à peine apparu, de ce monde, qu'il faut sans cesse et sans lassitude, reconstruire et tenter de transmettre.
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Vol de nuit...

Posté le 08 Septembre 2013
Tags : GoogleEarth, Vol, Terre



Tout le monde, peu ou prou, peut se targuer de savoir ce qu'est GoogleEarth.

Certains y verront un prolongement diabolique de la surveillance bigbrotheresque généralisée ou encore une préfiguration de la balise GPS qui pisterait le moindre de nos mouvements, comme l'apprend Will Smith à ses dépends dans Ennemi d'Etat.
La réalité, c'est que le jour où des satellites enregistreront en temps réel nos déplacements, les ordinateurs seront probablement déjà capables de lire nos pensées les plus intimes. Ce jour là, on se prendra à regretter l'époque où la NSA espionnait les réseaux sociaux.

Mais revenons à nos moutons, GoogleEarth, c'est surtout une hallucinante reconstitution composite de la surface planétaire, le puzzle de millions d'images satellites juxtaposées qui permet d'explorer virtuellement le monde connu (les zones les plus reculées préservant toutefois leur mystère, sous le voile d'incertitude de la basse résolution).

Les zones habitées, notamment les mégapoles, peuvent être découvertes non seulement en 3D mais StreetView, accessible directement depuis GoogleEarth, permet d'en arpenter inlassablement les avenues et d'aller y reconnaitre l'entrée de sa propre habitation comme de découvrir la ruelle à l'autre bout du monde où se cache un hôtel. On comprend qu'il y a là de quoi occuper nos longues soirées d'hiver.

Mais saviez vous que l'onglet outils de GoogleEarth donne accès à un anecdotique et néanmoins incroyable simulateur de vol ?

La planète, vous qui n'avez ni le temps ni les moyens de la quadriller et encore moins peut être le désir de cramer des tonnes de kérosène pour assouvir vos fantasmes de voyages lointains, la planète, donc, vous la pouvez survoler dans un paysage époustouflant, au moyen des 4 touches qui vingt ans auparavant animaient pacman dans son labyrinthe.

Le luxe, bien sûr, c'est de piloter au joystick. On le réservera au F16, excusez du peu. Personnellement, j'aime à me contenter du petit avion de tourisme qui me rappelle mes sauts en parachute (eh oui, inapte chez les militaires, j'étais allé sauter dans le civil). Si les touches directionnelles suffisent à virer, à s'élever et à descendre dans les trois dimensions du paysage, force est de reconnaitre qu'il faut un petit effort de mémorisation (excellent exercice pour repousser la détérioration intellectuelle) pour tirer parti de la quintessence de l'outil.

Vous retrouverez le mode d'emploi complet : là !

vous pouvez aussi vous contenter des recherches que j'ai effectuées pour vous :

Ouvrir/quitter le simulateur......................................Ctrl + Alt + A(ou Echap)
Augmenter la poussée............................................Page précédente
Réduire la poussée.................................................Page suivante
Aileron gauche......................................................Touche Gauche
Aileron droit..........................................................Touche Droite
Gouvernail de profondeur - Pousser...........................Touche Haut
Gouvernail de profondeur - Tirer ..............................Touche Bas
Gouvernail de direction - Gauche .............................Maj + Gauche
Gouvernail de direction - Droite ...............................Maj + Droite
Augmenter l'angle des volets (Flaps).........................F
Réduire l'angle des volets........................................Maj + F
Centrer l'aileron et le gouvernail de direction...............5
Sortir/rentrer le train d'atterrissage...........................G
Frein de la roue gauche..........................................., (virgule)
Frein de la roue droite ............................................. (point)
Mise en pause de la simulation..................................Espace
Activer/désactiver le collimateur...............................H
Point de vue du pilote.............................................Touches de direction + Ctrl

Pour activer la souris en guise de joystick (du pauvre),
cliquez avec le bouton gauche, le pointeur prend une forme de croix.


Bon vol !

PS : pensez à m'envoyer des photos

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Dimanche à Paris : la fête de Ganesh,
le dieu à tête d'éléphant

Posté le 30 Août 2013
Tags : Paris, Indouisme, Ganesh, intelligence, spiritualité



Dans l’hindouisme, il est Ganesha, Vinayaka, Ganapati, « le seigneur des catégories ».
Il est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Fils de Shiva et Pârvatî, époux de Siddhi (le Succès), de Buddhi (l'Intellect) et de Riddhî (la Richesse), c’est le dieu qui lève les obstacles des illusions et de l'ignorance.

J'ai fait sa connaissance il y a bien longtemps,
quand Shakunthala dansait le Bharatanatyam à l'Onyx...

Comme jadis les Beatles, Allez vous imprégner d’hindouisme dimanche en suivant le cortège, et si vous en avez le temps, découvrez le passage Brady, vous pourrez faire vos emplettes chez Velan, LA supérette indienne parisienne !


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En panne de cadeau original ? allez au Pop Market !

Posté le 11 Août 2013
Tags : Paris, flâner, petit bonheur, PoP market, 1912



Il est un lieu exquis au bord du canal St Martin, non loin de l'hôtel du Nord. Un Paris bobo, qui donne l'envie de ralentir le pas, de contempler les écluses et les passages à niveau sur le Canal, de s'assoir à la table de l'un de ces nombreux petit troquets plus parisiens que Parisien. Et de rester en contemplation devant les devantures colorées d'Antoine et Lilly. A deux pas, dans la rue Bichat, au 50, on tombe sur le PoP MarkeT.

En dehors du charmant sourire qui vous accueille, on y découvre, en vrac : la réédition d'un ouvrage sur les papillons paru en 1912 (L'année du Titanic, de Sun Yat-sen, de la première guerre des Balkans, du premier numéro de la "Pravda", de la naissance de Robert Doisneau, de l'abbé Pierre, de Jorge Amado et de Michelangelo Antonioni, et de la mort de l’empereur Meiji, d'Henri Pointcarré et de Bram Stocker), des stickers pour dessiner des Packman sur les murs de votre cuisine, des magnets pour parsemer d'arcs en ciel votre réfrigérateur, des gommes aux formes improbables, de faux vinyles pour mettre sous les verres des nostalgiques des années 70, des cartes du monde à gratter pour les explorateurs en herbe, des badges "nervous break down" et toute une collection d'objets insolites aussi inutiles qu'indispensables.

Si avec ça vous ne trouver pas votre bonheur, c'est à désespérer.

intitulé
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Le patient anglais

Posté le 06 Août 2013
Tags : Cinéma, Kristin Scott Thomas, Ralph Fiennes, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Colin Firth, romantisme, désert



Il y a quelques années, j'ai croisé dans la rue une belle jeune femme que j'avais l'impression de reconnaitre et je lui ai souri. Elle me retourna un lumineux sourire. Ce n'est que vingt mètres après l'avoir dépassée que j'ai compris qu'il s'agissait de Kristin Scott Thomas...

J'ai revu hier à la télévision le film bouleversant d'Anthony Minghella (inspiré du roman de Michael Ondaatje. Je ne sais si les neuf Oscars qui lui ont été décernés étaient tous mérités, mais certaines scènes sont d'une intensité et d'un romantisme à couper le souffle, comme lorsque D' Almásy énumère à l'oreille de Katherine les vents du désert (ils sont innombrables : Ghibli, Simoun, Harmattan, Khamsin...), la scène du bal, celle des fresques, le passage de la lettre que Katherine adresse à Almásy depuis la grotte des nageurs ou encore le poignant regard de l'homme brûlé qui demande à être libéré de son enveloppe charnelle. Je ne parle pas de Juliette Binoche, là encore ... parfaite.

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Nous mourrons. Nous mourrons riches de nos amants, de nos familles, des saveurs que nous avons goûtées, des corps que nous avons étreints et explorés comme des rivières, des peurs où nous nous sommes réfugiés…
Je veux que tout cela soit inscrit sur mon corps… Nous sommes les vrais pays et non pas ces frontières tracées sur des cartes portant le nom d’hommes puissants. Je sais que tu viendras et que tu m’emporteras dans le ballet des vents. Tout ce que je voulais c’était me promener dans ces lieux avec toi, avec tes amis, dans un monde sans cartes.
La lampe s’est éteinte et maintenant j’écris dans le noir…

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