Bar à Saké

Bar à Saké

Une autre institution nipponne, c’est le bar à saké.

Ceux qui parcourent mon blog à leurs heures perdues savent combien je tiens en estime ce breuvage fermenté qui est au Japon ce que le vin est à la France. Je reste étonné du nombre de personnes qui confondent le saké (Nihonshu), dont le degré d’alcool avoisine 15 à 16 degrés en général (parfois moins), obtenu par le long processus de fermentation d’un riz poli à des degrés divers dans une eau de source qui fait la réputation de la brasserie concernée, et l’alcool de sorgho, distillé, qui titre 40 degrés d’alcool, et qu’on sert dans les restaurants vietnamiens sous la fallacieuse appellation de saké, dans des verres dont le contenu égrillard nous émoustille.

Il existe à Nagasaki un de ces établissements dont le sommelier vous fait découvrir et comparer des nigori sakés, ces sakés non filtrés qui contiennent un dépôt blanc comme de la neige et qu’il faut secouer avant de servir (comme ces mélancoliques « boules à neige »), caractérisés souvent par une saveur plus douce, et une texture qui peut être crémeuse à l’extrême.

Pour que le client garde ses esprits, au moins en partie, le maitre des sakés interpose entre les différentes coupes de petites assiettes de nourriture qui ont de quoi surprendre : entre chacune des coupes, nous avons dégusté… des rillettes, de la choucroute, et une saucisse de Toulouse ! L’art de marier le saké…

Une soirée de sybarites, dans une ambiance confidentielle et conviviale, un moment mémorable au pays du soleil levant.

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