Autre série chinoise

Autre série chinoise

Après la série pékinoise de Peter May, c’est sur les conseils éclairés de l’amie dévoreuse de polars qui m’a fait découvrir le haletant « Je suis Pilgrim » et les romans délicieux d’Alicia Giménez Bartlett que j’entame avec un nouvel appétit la série policière de Qiu Xiaolong. Chinois né à Shanghai en 1953, l’auteur est aux Etats Unis lorsqu’éclate le drame de Tienanmen en 1989. Sympathisant du mouvement, il est contraint de s’exiler après les événements et vit actuellement toujours à Saint-Louis dans le Missouri.

Dans « mort d’une héroïne rouge », premier opus d’une longue saga (13 romans, dont les deux derniers pas encore traduits), on fait la connaissance de l’inspecteur principal Chen Cao, célibataire romantique de 35 ans qui conjugue sa carrière dans la police de Shanghai avec un talent reconnu pour la poésie.

Tout commence par la découverte d’une jeune femme noyée dans un canal, dont on découvre bientôt qu’il s’agit de Guan Hongying, travailleuse modèle de la Nation. L’enquête que vont mener l’inspecteur principal et son compère Yu Guangming ressemble au vol d’Icare. Vont-ils se brûler les ailes en s’approchant trop près d’un membre éminent du parti ?

En partie autobiographique, extrêmement bien écrit (« Des enfants couraient d’une ruelle à l’autre comme des bouts de papier emportés par le vent « ), le roman mêle thriller, politique, poésie classique chinoise, citations du grand Confucius, descriptions culinaires qui mettent l’eau à la bouche, tension érotique extrême-orientale et panorama de la Chine des années 90… un vrai régal : j’ai commandé les sept suivants.

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