KetaPK : Simuler les concentrations plasmatiques de kétamine

Après KPTi (le précuseur), KPTiva et EskeTiva qui permettent de simuler les concentrations plasmatiques d’agents utilisés pour l’anesthésie intraveineuse (Tiva = Total intravenous anesthesia), je viens de finir de mettre au point un nouveau logiciel (en fait un ensemble complexe de macro-commandes programmées en VBA = Visual Basic for Applications) qui fonctionne sous Excel :
KetaPK (ou Ketamine PharmacoKinetics).
KetaPK se présente sous la forme d’un fichier Excel.xlm, c’est-à-dire un fichier de macro-commandes directement exécutable par Excel (il faudra peut-être activer celles-ci à la demande du progiciel, qui se complait à bloquer les fichiers dont il ne connait pas la provenance).
Comme KPTiva et EskeTiva, il s’ouvre sur une page d’aide (grande nouveauté, les fenêtres s’adaptent automatiquement à la résolution de votre écran).
A partir de « Start » vous irez sur l’écran qui simule une feuille d’anesthésie avec en abscisses les minutes qui courent sur 5 heures et en ordonnées les concentrations plasmatiques en ng/mL.
Nouveauté : le fond du graphique arbore un beau dégradé de couleurs qui symbolisent l’effet relatif à la concentration atteinte, par ordre croissant : inefficace, anti-hyperalgésique, analgésique (celle qu’on recherche), psychodysleptique (celle qu’on veut éviter), émergence (du sommeil) et narcose.
KetaPK vous permet de choisir si vous utilisez l’ancienne kétamine racémique qui, je l’espère, finira par être abandonnée en dépit des inexplicables réticences de la SFAR, ou l’eskétamine, énantiomère actif de la molécule, qui procure un réveil plus rapide et bien plus agréable.
Vous entrez les quantités administrées, soit en bolus, soit en perfusion, rien de nouveau.
Le logiciel vous donne ensuite le choix (il suffit de cocher la case correspondante) d’afficher la courbe des concentrations plasmatiques de kétamine (racémique ou eskétamine) en fonction d’un ou plusieurs parmi 3 modèles pharmacocinétiques : le premier publié, celui d’Edward Domino, bien sûr, qui administra pour la première fois de la kétamine à un être humain en 1964, mais également celui de Clements (1981) et surtout le modèle méta-analytique de Kamp, dernier publié (2020), dont l’estimation, probablement bien plus exacte, se situe entre le deux précédentes.
Deux autres améliorations que vous apprécierez surement :
La possibilité (une autre case à cocher) d’afficher des étiquettes dont la couleur se réfère aux effets plus haut évoqués.

Surtout, l’opportunité de copier simplement toutes les concentrations calculées afin de les utiliser dans un autre fichier Excel, pour dessiner une courbe ou pour effectuer d’autres calculs pour votre bon plaisir ou pour vos futures publications.
Ces trois logiciels permettent, lorsque qu’on lit un article, ou le soir après avoir utilisé la kétamine au cours d’une anesthésie, de se faire une idée des concentrations obtenues, c’est à dire de comprendre bien plus précisément les effets qu’on a observés ou que l’article en question a décrit. Ils permettent surtout d’apprendre à utiliser cet extraordinaire anesthésique, si peu enseigné malgré ses propriétés hypnotiques respectant la fonction cardiorespiratoire, analgésiques, tant pour la douleur aiguë que chronique, amnésiantes, anxiolytiques, antidépressives, anti-inflammatoires et anticancéreuses.
