A la une du blog (Terre)

Toute la mer monte pour une pierre qu'on y jette...

Posté le 25 Septembre 2012
Tags : eau, gaspillage, écologie, terre, avenir



Et vous, vous pensez à l'EAU ?



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Vol de nuit...

Posté le 08 Septembre 2013
Tags : GoogleEarth, Vol, Terre



Tout le monde, peu ou prou, peut se targuer de savoir ce qu'est GoogleEarth.

Certains y verront un prolongement diabolique de la surveillance bigbrotheresque généralisée ou encore une préfiguration de la balise GPS qui pisterait le moindre de nos mouvements, comme l'apprend Will Smith à ses dépends dans Ennemi d'Etat.
La réalité, c'est que le jour où des satellites enregistreront en temps réel nos déplacements, les ordinateurs seront probablement déjà capables de lire nos pensées les plus intimes. Ce jour là, on se prendra à regretter l'époque où la NSA espionnait les réseaux sociaux.

Mais revenons à nos moutons, GoogleEarth, c'est surtout une hallucinante reconstitution composite de la surface planétaire, le puzzle de millions d'images satellites juxtaposées qui permet d'explorer virtuellement le monde connu (les zones les plus reculées préservant toutefois leur mystère, sous le voile d'incertitude de la basse résolution).

Les zones habitées, notamment les mégapoles, peuvent être découvertes non seulement en 3D mais StreetView, accessible directement depuis GoogleEarth, permet d'en arpenter inlassablement les avenues et d'aller y reconnaitre l'entrée de sa propre habitation comme de découvrir la ruelle à l'autre bout du monde où se cache un hôtel. On comprend qu'il y a là de quoi occuper nos longues soirées d'hiver.

Mais saviez vous que l'onglet outils de GoogleEarth donne accès à un anecdotique et néanmoins incroyable simulateur de vol ?

La planète, vous qui n'avez ni le temps ni les moyens de la quadriller et encore moins peut être le désir de cramer des tonnes de kérosène pour assouvir vos fantasmes de voyages lointains, la planète, donc, vous la pouvez survoler dans un paysage époustouflant, au moyen des 4 touches qui vingt ans auparavant animaient pacman dans son labyrinthe.

Le luxe, bien sûr, c'est de piloter au joystick. On le réservera au F16, excusez du peu. Personnellement, j'aime à me contenter du petit avion de tourisme qui me rappelle mes sauts en parachute (eh oui, inapte chez les militaires, j'étais allé sauter dans le civil). Si les touches directionnelles suffisent à virer, à s'élever et à descendre dans les trois dimensions du paysage, force est de reconnaitre qu'il faut un petit effort de mémorisation (excellent exercice pour repousser la détérioration intellectuelle) pour tirer parti de la quintessence de l'outil.

Vous retrouverez le mode d'emploi complet : là !

vous pouvez aussi vous contenter des recherches que j'ai effectuées pour vous :

Ouvrir/quitter le simulateur......................................Ctrl + Alt + A(ou Echap)
Augmenter la poussée............................................Page précédente
Réduire la poussée.................................................Page suivante
Aileron gauche......................................................Touche Gauche
Aileron droit..........................................................Touche Droite
Gouvernail de profondeur - Pousser...........................Touche Haut
Gouvernail de profondeur - Tirer ..............................Touche Bas
Gouvernail de direction - Gauche .............................Maj + Gauche
Gouvernail de direction - Droite ...............................Maj + Droite
Augmenter l'angle des volets (Flaps).........................F
Réduire l'angle des volets........................................Maj + F
Centrer l'aileron et le gouvernail de direction...............5
Sortir/rentrer le train d'atterrissage...........................G
Frein de la roue gauche..........................................., (virgule)
Frein de la roue droite ............................................. (point)
Mise en pause de la simulation..................................Espace
Activer/désactiver le collimateur...............................H
Point de vue du pilote.............................................Touches de direction + Ctrl

Pour activer la souris en guise de joystick (du pauvre),
cliquez avec le bouton gauche, le pointeur prend une forme de croix.


Bon vol !

PS : pensez à m'envoyer des photos

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Tuer un être humain en invoquant le nom de Dieu est le pire des blasphèmes

Posté le 14 Novembre 2015
Tags : Paris, attentat, terreur, solidarité, courage, multinationales, inégalité



Je reprends en écho les mots du pape François, qui ne craint pas de défier la pieuvre mafieuse au péril de sa vie et qui proclame ce que tous les religieux, musulmans en particuliers, mais pas seulement, devraient en ces dies irae transmettre à leurs fidèles.

La réalité nous a rattrapés : la mort ne frappe plus à Beyrouth, dans le Sinaï ou à Jérusalem, mais potentiellement désormais à chaque coin de métro, à chaque terrasse, dans chaque bistro parisien.

L’escalade de la violence a changé de dimension. Meurtre de masse, sans distinction d’âge, de sexe ou de confession : les assassins commandités par l’EI ont tué de sang-froid, sans pitié aucune. Il y a désormais un avant et un après, comme le 11 septembre l’avait marqué pour les américains, qui ont, en la personne de Barack Obama, été les premiers à nous témoigner leur solidarité.

Le problème est de savoir si les français se rassembleront autour des valeurs démocratiques qui sont celles de leur patrie ou s’ils se cliveront en une défiance inter-communautaire comme le souhaitent vraisemblablement ceux qui tirent les ficelles… Le controversé « qui est Charlie ? » pose ces questions qui appuient où ça fait mal.

Avec l’EI, on est dans une pensée médiévale : chasse aux sorcières, exactions, exécutions publiques, torture systématisée. Le catholicisme a connu au moyen-âge cette pensée unique, reprise par Staline, Mao, Pol Pot. Le hic, c’est qu’on est au troisième millénaire : va-t-il être aussi sanglant et impitoyable que le vingtième siècle ? Il faut relire 1984, le règne du totalitarisme, de la désinformation érigée en principe absolu, le mépris du l’humain : Orwell y décrit la barbarie d’un monde où le futur se présente sous la forme d’une botte qui écrase un visage, sans fin.

Je crois que le monde occidental paye les crimes commis par la CIA depuis 50 ans, au bénéfice des multinationales. Les grandes puissances, dont la France qui reste un marchand d’armes, ont soutenu des régimes autocratiques, j’en ai été témoin en Afrique, au détriment de régimes plus égalitaires comme celui d’Allende au Chili. Les américains ont mis en place Pinochet, Bush a envahi l’Irak dont Jean Pierre Chevènement m’avait à juste titre fait remarquer que malgré Saddam Hussein, ce pays était, au Moyen-Orient, le seul à pouvoir évoluer vers une démocratie, une république non islamique. C’est désormais une zone de déstabilisation totale livrée en pâture aux multinationales.

Le monde n’a jamais été aussi inégalitaire depuis un siècle, avec une fraction (1 % voire 0,1%) qui accapare 20 à 30% des richesses mondiales, si ce n’est davantage (Les 85 familles les plus riches possèderaient l’équivalent de ce que possèdent les 3,5 milliards d'humains les plus pauvres).

Or le fondamentalisme se développe sur l’exploitation, la misère et l’ignorance, pour ne pas dire la bêtise. Comme en 14, ce n’est pas Nivelle qui monte au « casse-pipe ». Ce ne sont pas les chefs de l’EI qui se ceignent de ceintures d’explosifs. Comme dans 1984, ou dans « Equilibrium », les chefs manipulent les masses. Comment peut-on croire qu’un Dieu, créateur de toute chose, pourrait désirer le meurtre de sa créature ?

Couper la tête de l’EI, c’est lutter avec l’hydre de Lerne dont les têtes repoussaient doubles quand elles étaient tranchées. Hercule la vainquit en y mettant le feu.

Mais il faudra une génération ou plus pour supprimer le terreau du terrorisme. La disparition brutale d’un tyran amène immanquablement une période de chaos terrible, comme la terreur pendant la révolution. Celle de Tito a déchainé l’horreur dans les Balkans, celle de Khadafi a déstabilisé tout une partie de l’Afrique, entrainant l’intervention française au Mali et une partie de la vague immense de migration dont on connait les drames. C’est l’effet papillon : la photographie d’un petit noyé submerge le continent européen, et l’immolation d’une jeune tunisien déstabilise tout le Moyen-Orient. C’est pourquoi il faudrait se méfier d’une destitution prématurée d’Assad, sans réfléchir à qui prendra sa place. Une lutte non violente comme celle d’Aung San Suu Kyi a pris du temps, mais donne l’espoir d’une transition birmane qui ne sera pas noyée dans le sang.

Il faut réfléchir à la façon de couper la tête de l’hydre, mais surtout à un monde meilleur, où la goinfrerie des multinationales qui a également provoqué le saccage de l’environnement, ne ferait plus la loi.

Il va être difficile d’arrêter le Titanic avant qu’il ne percute l’iceberg.
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