A la une du blog (Laurent Gaudé)

mercredi prochain : Laurent Gaudé au Livre écarlate

Posté le 01 Décembre 2012
Tags : Laurent Gaudé, lire



Librairie Le Livre écarlate

31 rue du Moulin vert
75 014 Paris

Tél : 01 45 42 75 30

lelivreecarlate@wanadoo.fr

Laurent Gaudé, un écrivain fabuleux, dont il faut, si vous ne l'avez déjà fait,
dévorer d'urgence La mort du roi Tsongor.
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Laurent Gaudé au LIVRE ECARLATE

Posté le 06 Décembre 2012
Tags : Laurent Gaudé, littérature, transcendance



Je me suis donc rendu mercredi soir à la magnifique librairie « le livre écarlate » pour la séance de dédicace de Laurent Gaudé: pour moi, une icône.

L’auteur en chair et en os est aussi fascinant à écouter que l’écrivain est extraordinaire à lire. Je me suis plongé le soir même dans la somptueuse fresque construite autour des derniers jours et de la mort d’Alexandre, traversée par le même vaste souffle épique que « le soleil des Scorta » ou « La mort du roi Tsongor ». Une langue qui, curieusement - il en est le premier surpris - élude les dialogues, pour faire appel à une oralité narrative qui n’est sans rappeler les chœurs du théâtre antique, une des références de l’écrivain.

Mais que le récit se situe loin dans le passé ou de nos jours, je perçois, et c’est ce qui m’aimante, au-delà de la pure beauté du style qui lui valut le prix Goncourt, une omniprésente transcendance qui parle de ce qui meut l’homme de sa naissance à sa mort, et, c’est un trait particulier à Gaudé, au-delà de la mort. Comme je le lui ai annoncé, lorsqu’il m’a accueilli avec une chaleureuse bienveillance pour la dédicace, je suis entré dans son œuvre par « la porte des enfers »…

Continuez à nous faire rêver longtemps, Laurent Gaudé…

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Le sermon sur la chute de Rome

Posté le 01 Octobre 2013
Tags : Jérôme Ferrari, Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de Solitude, Laurent Gaudé, littérature, lire, prix Goncourt, Sisyphe



Lisez Le sermon sur la chute de Rome, qui méritait bien davantage le Goncourt (2012) que La carte et le territoire (Houellebecq, prix 2010).

Jérôme Ferrari possède une écriture somptueuse, narrative, à mi chemin peut-être entre Gabriel Garcia Marquez, dont j'ai dévoré pratiquement tous les livres après qu'un ami espagnol ait fourré entre mes mains Cent ans de solitude, il y a plus de trente ans, et Laurent Gaudé (Goncourt 2004), dont j'ai déjà vanté dans ce blog la si belle écriture.

Dans le sermon sur la chute de Rome, on mâche la prose, comme un vieux Sauternes, empli à la fois de lumière et d'ombre, comme l'adret et l'ubac d'une rue de ces villes du Sud, sans cesse entre les pérégrinations de José Arcadio Buendia et le soleil des Scorta.

Le livre parle de l'absence, celle d'un homme qui sa vie durant contemplera la photo, prise bien avant sa naissance, de sa famille disparue, celle de l'amour qui va et qui vient, comme un papillon qui butine, sans jamais se fixer sur une fleur ou une autre, d'un monde meilleur, qui sombre, malgré toute la bonne volonté du monde, à peine apparu, de ce monde, qu'il faut sans cesse et sans lassitude, reconstruire et tenter de transmettre.
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