A la une du blog

Destins brisés

Posté le 10 Mars 2015
Tags : Marcel Cerdan, Daniel Balavoine, Florence Arthaud, Camille Muffat, Alexis Vastine, disparition



Ils ont connu le destin de l'étincelle et leur fulgurance nous a illuminés.

En ce jour triste, je repense à mon amie Zaza : Élisabeth de Chateauvieux, avec qui nous avions réalisé, au dessus de l'Atlantique, l'évacuation mémorable de quatre grands brûlés depuis Cayenne en 1990 - une mission qui préfigurait la réanimation volante dans laquelle les blessés graves de l'armée française sont aujourd'hui rapatriés - et dont le lumineux sourire disparut peu après dans une autre tragique catastrophe aérienne.
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Deux autres hommes fantastiques nous ont quittés

Posté le 27 Janvier 2015
Tags : Disparition, Humanité, Demis Roussos, Jean Pierre Beltoise



Bien sûr, Demis Roussos né, comme mon grand père maternel en Egypte et qui vient de s'éteindre à Athènes. Avec son look de fauve inoubliable, et les mélodies que nous avons écoutées en boucle, quand je t'aime ou rain and tears.

Mais aussi Jean Pierre Beltoise, un trompe-la-mort, un des héros de mon adolescence, disparu à Dakar, un 5 janvier, comme une autre personne qui m'était si chère.
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Bienveillance

Posté le 15 Janvier 2015
Tags : Bienveillance, bouddhisme, souffrance, compassion, amour



Cucul, gnangnan, récupéré ? Peut-être.

N'empêche : embrassade, poutou, câlin, big hugg, ça ne rime ni avec terrorisme, ni avec angélisme.

La réalité, c'est que l'humain a besoin de bienveillance.

De bienveillance et de compassion.

Je ne sais si on peut vraiment aimer ses ennemis. On peut néanmoins tenter de ne pas les haïr. De ce point de vue, j'adhère profondément à la vision bouddhique. On peut se méfier de l'Amour maintes fois galvaudé et prétexte à bien des guerres de religion. Mais on ne peut pas répandre la terreur au nom de la compassion. La compassion, c'est reconnaitre en l'autre, ami, adversaire ou ennemi, humain ou animal, un être qui peut souffrir, et de la souffrance duquel nous acceptons d'être ému, proches, solidaires, empathiques. Les balles n'ont pas leur place.

Pratiquons la bienveillance au quotidien, le monde ne devrait pas s'en porter plus mal.

Et nous non plus.
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« Les convictions sont des ennemis de la vérité
plus dangereux que les mensonges. »

......................................Nietzsche

Posté le 07 Janvier 2015
Tags : Nietzsche, Wolinsky, Cabu, Charlie Hebdo, vérité, mensonge, fanatisme



Adieu Wolinsky, Cabu, Charb et Tignous, "martyrs" de la liberté d'expression, de l'humour et de l'intelligence (la vôtre, pas celle des cons qui vous ont assassinés). Gageons qu'avec Cavanna, vous devez déjà être à vos planches à dessin, là-haut...




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Ghost

Posté le 22 Novembre 2014
Tags : Cinéma, SF, relativité, Théorie des cordes, temps, trou de ver



Encore un blockbuster américain, Certes.

On est loin de Lars von Trier ou de "Kennedy et moi" (Kennedy émoi ? dirait mon psychanalyste).

Encore un film apocalyptique (mais on est loin d'apocalypto), un peu dans la lignée d'Armageddon.

Mais Interstellar tombe à pic entre les catastrophes induites par le réchauffement climatique et l'exploit de la sonde Philae (RIP...) qui est allée se balader à quelque 3 unités astronomiques (excusez du peu) pour humer l'atmosphère de la comète Tchouri (mais où vont ils chercher ces noms ?).

Et puis c'est, quand même, Christopher Nolan (Mémento, Inception).

Le pitch ce n'est pas tant la possibilité d'émigrer loin, très loin de notre pauvre vieille planète usée, archiusée, ravagée par notre gaspillage, notre incurie, nos folies, mais la puissance de l'amour qui transcende les dimensions et particulièrement le temps ("le temps, c'est de l'amour"). Amour entre un père et sa fille (avec ce qu'il comporte de difficultés, de disputes, d'incompréhension, de reproches, on en parlait déjà dans Armageddon).

Boucle dans le temps comme dans "L'armée des douze singes", trous noirs, trous de vers, une lumineuse explication de ce en quoi consiste "replier l'espace" (Dune) et une fascinante mise en abime de ce que pourrait être la perception d'une cinquième dimension. Si vous restez, comme moi, scotchés, je vous recommande deux livres connexes : "L'univers chiffonné" et "L'univers élégant" qui traitent de la topologie de l'espace et de la théorie des cordes, les spéculations mathématiques qui espèrent réunir en une théorie du "tout", les concepts quantiques et ceux de la relativité.

Bref, Interstellar nous plait, parce qu'on ne perçoit pas sa dimension temporelle (3 heures, mesdames et messieurs), qu'on a sa petite larme comme savent nous la soutirer les américains dans L'Etrange histoire de Benjamin Button ou IA, et une leçon de science qui nous ferait pour un peu nous sentir plus intelligents.


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Top cinq

Posté le 28 Octobre 2014
Tags : Echis, Serpent, Toxicon, publication, Djibouti, Geoffroy Saint-Hilaire, Lovecraft



J’ai dû faire face à pas mal de serpents dans mon demi-siècle (et quelque) d’existence et pas seulement en Afrique de l’Est mais, bon, c’est bien 20 ans de travaux sur les envenimations par la vipère dite des pyramides (Echis pyramidum décrite en 1827 par Geoffroy Saint-Hilaire, qui sévit à Djibouti - la vipère, pas Geoffroy !) que la publication de notre article dans la revue Toxicon a couronné (Impact Factor = 2,766 - le chiffre du serpent ?).

Toxicon, ça me fait toujours penser au Nécronomicon rédigé jadis (d’après feu Howard Philip Lovecraft) par l’arabe dément Abdul Al-Hazred, qui n’aurait certes pas démenti la réalité des horreurs ophidiennes. Vu l’allusion aux serpents venimeux, un calembour plus trivial m'avait effleuré.

Cerise sur le gâteau, notre papier vient d’être cité par un des papes mondiaux de l’envenimation, GK Isbister, dans la prestigieuse revue PLOS Neglected Tropical Diseases au sein du top cinq de ses articles de référence sur la coagulopathie de consommation induite par le venin (Eh non, monsieur, on ne parle plus de CIVD dans les cercles d’initiés qui se comptent sur les doigts d’une, allez, peut-être des deux, mains). Et dans le pinacle de ces cinq références, encore se cite-t-il lui-même à pas moins de trois reprises ; c’est dire si trouver grâce à ses yeux a une valeur certaine dans ce monde très select du publish or perish, parfois aussi impitoyable que les jungles où rampent nos fameux reptiles.

Bref, nous sommes contents.

Et finalement, c’est bien.


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