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Un autre Hors-Série, cette fois sur l'argent

Posté le 25 Octobre 2012
Tags : argent, finance, riches, oligarchie, société



Le nouvel Obs vient de sortir un hors-série qui analyse les liens millénaires entre le pouvoir et l'argent.
Il remonte à la Mésopotamie, l'empire romain, en traversant la saga des grands argentiers jusqu'à la grande crise que la dérégulation de la finance internationale a provoqué.

Dans "La République", Platon nous sert une piquante image pour introduire notre propos...
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1912 - 2012 : un siècle en Chine

Posté le 21 Octobre 2012
Tags : histoire, Chine, totalitarisme



Si vous ne l'avez pas encore acheté, tâchez de ne pas le manquer.
Ce collector de la revue l'Histoire retrace avec bonheur cent ans qui ont mené la Chine du dernier empereur à l'économie de marché. Les textes concis et agréablement illustrés de sinologues renommés éclairent la "longue marche" du peuple chinois depuis la cour médiévale de l'impératrice Cixi, à travers les années sombres du maoïsme vers le pays-continent que nous avons tant de mal à comprendre.
1912, proclamation de la république par Sun Yat-sen, médecin converti au christianisme, fondateur du kuomintang. Suivront les années Chiang Kai-Shek et la terrible guerre sino-japonaise, marquée en décembre 1937 par l'inexpiable "viol de Nankin" : durant deux mois, l'armée impériale va massacrer et torturer les civils, violer femmes et fillettes, ancrant pour longtemps un ressentiment qui empoisonne encore les relations entre les deux pays. En 1949 Chiang perd la partie contre les communistes et se réfugie à Taïwan, laissant le champ libre à Mao.
C'est l'irrésistible ascension d'un fils de paysan qui devient communiste en 1920 et transforme la déroute de la longue marche (1934-1935) en symbole de victoire de l'armée rouge. De 1949 à sa mort en septembre 1976, Mao aura imposé au peuple chinois 36 millions de morts de faim dans la catastrophe du "grand bond en avant" en 1958, puis la terrible épuration de la "révolution culturelle" lorsqu'il se servira des gardes rouges pour éliminer au printemps 1966 les opposants du parti et des élites : 4 millions de morts et l'humiliation de pratiquement un adulte chinois sur deux.
On comprend mieux la soif de changement des chinois auxquels le grand timonier avait promis qu'ils ne seraient plus jamais des esclaves. 400 millions de chinois sont sortis de la misère depuis 30 ans, parallèlement à l'émergence de quelques centaines de milliardaires et d'un million de millionnaires. Le développement favorise les zones côtières aux dépends des régions centrales et au prix d'injustices et de larges inégalités qui sont les pieds d'argile du colosse : 200 millions de "sans-droit" mi sans-papiers, mi SDF, qui servent de main d’œuvre au Moloch des grands chantiers.
Un Tibet annexé, le manque de millions de chinoises qui ne seront jamais nées ou furent victimes d'infanticide, triste bilan de la politique de l'enfant unique. Un pays dépendant, dans son anarchique et bluffante croissance, de la crise qui atteint l'ensemble du monde occidental, et qui en dépit de Tien Ann Men n'a pas encore exorcisé les démons du totalitarisme.

Pour me replonger dans cette épopée, je relirais bien "La terre chinoise" de
Pearl Buck (Prix Nobel de littérature 1938) et ses suites : "les fils de Wang Lung" et "fils de dragon", tout comme "le patriote" qui aborde les relations des fils et des filles de l'empire du milieu et du pays du soleil levant.

Et pourquoi pas : revoir la fresque bouleversante de Bertolucci : "Le dernier empereur" (1987), ou encore "Lust and caution" ?

Pour finir la soirée dans un restaurant de la rue d'Ivry
où il est désormais si agréable de se rendre par la ligne 14...
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Les affaires sont les affaires...

Posté le 13 Octobre 2012
Tags : Renault, suicide, société, riches, CAC40



Alors voilà, moi, j'ai une Renault Espace, et j'adore ça.
Quand ma Renault Espace sera trop vieille (elle affiche 192000 km au compteur...)
j'aimerais bien m'acheter une Mégane 2012, pourquoi pas un coupé : il a fière allure.
Et c'est vrai que mon cœur me porterait à acheter français.
Je ne vois pas comment la France s'en sortirait sinon.
Mais Renault, ben... 20% de véhicules fabriqués en France, ce n'est pas si mal.
Et la direction est assez respectueuse de ses employés, dans le fond...
Bref, j'ai envie d'un coupé Mégane,
il paraît qu'il est bien.

http://www.flickr.com/photos/georges_mion/7931899578/in/set-72157631441311506
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Parfois je m’interroge…

Posté le 07 Octobre 2012
Tags : riches, pauvres, société



… à propos de ces pauvres français qui n’engrangent jamais qu’un peu plus de cinquante fois le salaire moyen de leurs concitoyens (ça doit aller chercher chaque année quelque chose comme un bon siècle de SMIC) et que François Hollande veut taxer à 75%. Parait qu'il vont devoir se serrer la ceinture... Ou encore ces malheureux geonpi créateurs d’emplois qu’un prélèvement confiscatoire sur leurs plus-values va décourager désormais d’entreprendre. Qu’est ce qu’ils vont s’emmerder quand ils retourneront travailler à l’usine. Tous ces honnêtes gens qui travaillent cent fois plus ou cent fois mieux que les autres, enfin qui travaillent, et qui sont - c’est vrai - bien plus talentueux que le commun des mortels. Mais enfin, les fées, quand elles se sont penchées sur leur berceau, elles n’y sont pas allées comme pour d’autres, avec le dos de la cuillère.

Enfin, (bref) parfois, je m’interroge…

9 pages d’un dossier instructif


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Un message impérial

Posté le 06 Octobre 2012
Tags : Kafka, physique quantique, foi, hasard



Je viens de lire (ou de tenter de lire) "L'impensable hasard" de Nicolas Gisin.

Bien que l'auteur, brillant théoricien en physique quantique, d'entrée se défende de vouloir nous infliger d'abscons développements mathématiques, l'ouvrage commence par la description sur 20 pages du "jeu de Bell" : a+b = x.y. Au moins pouvons nous imaginer ce à quoi nous avons échappé.

On démontre que deux individus "totalement" séparés (par des millions de kilomètres) ne peuvent dans le meilleur des cas donner simultanément la même réponse au jeu de Bell que trois fois sur quatre. S'ils "gagnent", c'est à dire, si leur score est supérieur, c'est que quelque chose les unit par delà même la possibilité de communication matérielle. C'est qu'ils sont liés par une corrélation "non locale". En tout cas non prévue par l'espace - temps relativiste de ce cher Albert (vous savez : "Dieu ne joue pas aux dés").

Mais il existe dans la réalité (c'est la spécialité de l'auteur) des jeux de Bell expérimentaux utilisant des particules lancées comme des bolides à des vitesses proches de la lumière, dont les résultats démontrent que deux systèmes trop éloignés pour pouvoir communiquer entre eux sont susceptibles de donner le même résultat, pourtant complètement aléatoire, lorsqu'on les interroge.

En physique quantique, c'est le principe d'intrication. Deux particules intriquées parties dans des directions opposées et parcourant des milliards de kilomètres, sont capables d'avoir les mêmes réactions, le même savoir, vis à vis de phénomènes complètement déterminés (en fait non déterminés) par le hasard.

Je ne prétends pas avoir tout saisi, avec mon seul bagage théorique de médecin anesthésiste. Mais ce mystère, maintenant démontré, de la physique quantique, un véritable changement de paradigme, car défiant la logique, aussi incroyable que le principe de superposition des états (le fameux chat de Schrödinger)

et qui dans un sens confine à la foi (re-ligere),
m'a fait songer à mon texte préféré de Kafka : un message impérial.

C'est tout Kafka dans quelques lignes, l'impossible communication, la ville impériale qui a entassé les montagnes de son propre limon entre toi et l'empereur, et pourtant, quand vient le soir, deux cœurs peuvent battre au même rythme...




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