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Armageddon

Posté le 23 Décembre 2012
Tags : Apocalypse, 1789, Crise, Théorie du chaos, riches, pauvres



Alors qu'une fois de plus, l’apocalypse n'a pas eu lieu le 21/12, l'affaire Depardieu fait couler
beaucoup d'encre ("faut dire" que l'affaire DSK étant presque enterrée...), et inventer par certains
un nouveau point Godwin, cette fois pointé vers une autre fin de monde : 1789 .

Je me suis amusé à compiler quelques courbes (travers de scientifique en mal de médecine dite factuelle) qui sont autant d'indicateurs de ce qui, de mon humble avis, n'est guère une crise,
mais un changement mondial de paradigme.

Il va falloir s'y habituer, et ceux qui parlent de sortie de crise feraient mieux de jeter un œil sur la théorie du chaos. La surchauffe, non seulement du climat, mais de l'économie mondiale, va créer (enfin, crée) des vortex que l'humanité ne maitrisera pas forcément.

Pour en revenir à 1789, dont le souvenir des sanglants épisodes semble tellement terrifier
madame Parisot, un certain nombre d'événements aléatoires qui s’accumulaient depuis l'invention
de la monarchie absolue par les ancêtres de Louis XVI, a bien eu un "effet papillon".
Le malheureux bouc émissaire n'avait pas vu, ou voulu voir venir, ce qu'il prit pour une révolte
et qui s'est avéré une révolution.

Les ingrédients étaient pourtant en place lors de la réunion des états généraux :
un peuple affamé, une classe d'oligarques pétés de thunes, déconnectés de la misère ambiante,
qui refusaient de contribuer au sauvetage des finances d'un état au bord de la faillite et finalement, des gens en colère.

Effectivement, on pourrait discerner quelques similitudes.
Finalement, la patronne du Médef n'est peut être pas si bête...

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12/12/12 12h12

Posté le 12 Décembre 2012
Tags : douze



à tous un lumineux 12/12/12,
j'ai trouvé cette magnifique image sur APOD. Allez y faire un tour pour y lire l'étrange explication qui concerne ces "arbres"...

et venez télécharger le livre conçu par Sebastian : Paris by Kamps
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Laurent Gaudé au LIVRE ECARLATE

Posté le 06 Décembre 2012
Tags : Laurent Gaudé, littérature, transcendance



Je me suis donc rendu mercredi soir à la magnifique librairie « le livre écarlate » pour la séance de dédicace de Laurent Gaudé: pour moi, une icône.

L’auteur en chair et en os est aussi fascinant à écouter que l’écrivain est extraordinaire à lire. Je me suis plongé le soir même dans la somptueuse fresque construite autour des derniers jours et de la mort d’Alexandre, traversée par le même vaste souffle épique que « le soleil des Scorta » ou « La mort du roi Tsongor ». Une langue qui, curieusement - il en est le premier surpris - élude les dialogues, pour faire appel à une oralité narrative qui n’est sans rappeler les chœurs du théâtre antique, une des références de l’écrivain.

Mais que le récit se situe loin dans le passé ou de nos jours, je perçois, et c’est ce qui m’aimante, au-delà de la pure beauté du style qui lui valut le prix Goncourt, une omniprésente transcendance qui parle de ce qui meut l’homme de sa naissance à sa mort, et, c’est un trait particulier à Gaudé, au-delà de la mort. Comme je le lui ai annoncé, lorsqu’il m’a accueilli avec une chaleureuse bienveillance pour la dédicace, je suis entré dans son œuvre par « la porte des enfers »…

Continuez à nous faire rêver longtemps, Laurent Gaudé…

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mercredi prochain : Laurent Gaudé au Livre écarlate

Posté le 01 Décembre 2012
Tags : Laurent Gaudé, lire



Librairie Le Livre écarlate

31 rue du Moulin vert
75 014 Paris

Tél : 01 45 42 75 30

lelivreecarlate@wanadoo.fr

Laurent Gaudé, un écrivain fabuleux, dont il faut, si vous ne l'avez déjà fait,
dévorer d'urgence La mort du roi Tsongor.
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Nicolas Sarkozy arrive à pied de la Chine

Posté le 27 Novembre 2012
Tags : Politique, UMP



et pendant que François Fillon entend créer ce qu'il nomme un RUMP,
Copé qui se proclame vainqueur ne veut pas de ce vain cul.

Ils sont... inoxydables.

Rump = Fion
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Chrysalide

Posté le 21 Novembre 2012
Tags : métamorphose, Murakami, insecte, Giger



Je viens de finir de savourer le livre 2 de la trilogie de Haruki Murakami. Ces presque 500 pages qui semblent à l’achat une muraille sont tellement ciselées qu’on a l’impression de dévorer une nouvelle, d’autant que chaque fin de volume suscite la hâte de découvrir ce que nous concocte le suivant. 1Q84 entremêle deux réalités parallèles et deux récits qui convergent. Q comme question. 1Q84 diverge de 1984 par une fêlure subtile qui laisse au fantastique l’heur de s’introduire dans la crudité du réel, à la manière des apparitions du gitan Melquiades dans le récit de Gabriel Garcia Marquez.

Mais les deux vies de Tengo et Aomamé, entremêlées dans le fil du récit, convergent inexorablement l’une vers l’autre, parce que le destin les a promis l’un a l’autre depuis qu’un éphémère moment d’une force inouïe les a unis. A la fin du second livre, Aomamé découvre qu’il n’y a pas de porte de sortie à 1Q84. Point de fuite. Elle va choisir la seule issue qu’elle peut inventer, ce qui nous ramène à Looper et à l’associé du diable (infra dans ce blog).
Les mondes paraissent invaginés l’un dans l’autre, un peu comme dans l'univers-chiffonné de Jean-Pierre Luminet ou dans l’éternel retour de Nietzsche.

La porte entre ces deux univers est une chrysalide. Quelle parabole plus aiguë ? Il se trouve que ma passion de pré-adolescent résidait dans le monde des insectes, qui ne m’a jamais complètement quitté, part de jeunesse apte à préserver un regard d’adulte de toute désillusion. Cette fascination pour l’entomologie était issue d’abord de l’émerveillement pour leurs formes et leurs structures. Comme des fleurs des champs, le Christ aurait pu dire d’eux « même le roi Salomon dans toute sa splendeur n’a jamais été vêtu comme l’un d’entre eux ». Mais ce sont leurs mœurs si fantastiquement dévoilées par Jean Henri Casimir Fabre et Maurice Maeterlinck qui m’ont fait découvrir, selon les mots même de Claude Nuridsani et Marie Perennou (les auteurs de « Microcosmos ») la « planète des insectes », imperium in Imperio, qui a pu inspirer HG Wells pour ses sélénites, ou Bernard Werber pour ses fourmis. Un monde à l’image d’Alice au pays des merveilles, apparu bien avant les civilisations humaines.
Il y a de nombreuses années, j’avais découvert un cocon camouflé sur l’écorce d’un arbre dont il épousait exactement la texture. Avec un canif, j’avais voulu extraire la nymphe de sa chambre secrète, comme la momie royale attendant de renaître à une vie transcendante. Le scientifique perçait déjà en moi, l’homme de science, qui espère « soulever les jupes de l’univers ». Maladresse fatale, ma lame dérapa et transperça la chrysalide. J’eus l’extrême surprise d’y découvrir… le vide. Plus de chenille, pas encore d’imago. Les tissus du papillon s’étaient dissous en une liqueur mordorée comme de la chartreuse. La transformation de la larve en lumineux lépidoptère exigeait une refonte totale du plan, des désirs, de la logique. Une complète et exigeante métamorphose. Une vulnérabilité absolue pour passer de l’ombre à la lumière, de l’être rampant et glouton à l’ange buveur de nectar.
Le sens, la forme et l’intention naissent du vide. Ainsi que le scarabée considéré par les anciens égyptiens comme le patient démiurge qui fait tourner le monde, la chrysalide symbolise la naissance de l’univers à partir du vide quantique, juste avant que le boson de Higgs ne se mêle de la partie, pour conférer sa pesanteur au verbe.


L'image est la couverture de l'album Brain Salad Surgery d'Emerson Lake and Palmer,
conçue par HG Giger.
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