Hasta la vista

Posté le 03 Janvier 2013
Tags : Cinéma, pulsions, handicap



Bon, faut reconnaitre que ça aurait été bien de mettre un post pour le premier de l'an. Sincèrement, j'étais pas en état. Au lieu de ça, j'ai décidé de m'autoplagier et de vous faire un copier-coller sur un article que j'avais écrit dans ma page facebook au temps où je n'avais pas de site, mais 2013, c'est une nouvelle ère, en tout cas d'après les mayas (à propos, faites moi penser à vous parler d'Apocalypto en 2013). Donc :

Je n'ai pas vu beaucoup de films qui m'aient plu comme Hasta la vista en 2012. Je ne parle pas d'Intouchables ni de Total Recall dont je fais l'éloge sur mon "mur", ni encore de Detachment dont le personnage principal est Adrien Brody, l'un de mes acteurs préférés. Ni encore de Royal Affair, qui m'a bouleversé.

Non, je voudrais vous convaincre d'aller voir Hasta La vista
que des esprits chagrins ont pourtant brocardé.

Hasta la vista a quelque chose de FESTEN

c'est le socialement incorrect qui vous saute à la figure, quand Philip,
tétraplégique cynique qui invite le flamand dans la bande son du film
vocifère je veux baiser !.

Sous des dehors de comédie, Hasta la vista aborde le délicat sujet de la sexualité des handicapés, ou plutôt de leur droit à un accès bien plus difficile que celui du métro parisien (mais mes amis psy disent qu'on n'a pas spécialement droit au défoulement de ses pulsions). Dans ce film, les malvoyants ne sont pas ceux qu'on pense et Joseph, amblyope qui tombe amoureux de Claude, la conductrice obèse qui cache elle aussi ses blessures, nous rappelle les mots du renard : on ne voit bien qu'avec le cœur. Quand à Lars, c'est à la chanson de François Valéry qu'il nous renvoie : aimons nous vivants : n'attendons pas que la mort nous trouve du talent...

Comme Festen, ce qui commence en comédie semble virer au drame. En réalité, l'accès à l'arbre de la connaissance - éros - transmute thanatos en catharsis. Festen, c'est la sexualité imposée par le fort au faible, hasta la vista, c'est la sexualité que le corps social ne saurait voir, celle du handicapé ou du vieillard en maison de retraite. Après tout, même Tintin est allé au bordel...

Une réflexion sur les convictions puritaines d'une société qui veut fermer des maisons déjà closes, quand la seule obscénité qui accable l'humanité, c'est la guerre...

hasta-la-vista-sea-sex-and-road
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Commentaires
jm1660
Posté il y a 6 ans

Je suis convaincu et vais tâcher de le regarder.

Moi, je voudrais saluer le film "les femmes du 6eme étage".

J'ai aimé la fraîcheur de ce film, les dialogues et cette chaleur espagnole, et bien sur Maria, l'actrice féminine.
Comment ne pas craquer devant son sourire.

C'est bien la le dilemne de l'existence, une vie honorable, des enfants, une femme certes bourgeoise, mais qui pourrait peut être changer, et la passion qui est la, et surtout un désir de liberté énorme


La liberté a un prix, parfois très cher, mais quoi de plus important que de sentir libre de penser et de faire
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