11 Novembre

Posté le 11 Novembre 2012
Tags : guerre, absurdité



Je pense à mes aïeux, comme ce trop jeune grand-oncle, le frère de ma grand mère maternelle, Madeleine Fons, tombé en 1915, et à ces millions de jeunes hommes fauchés dans ce maelström absurde. Bien avant que Lazare Ponticelli ne disparaisse, lui aussi, j'avais endormi l'un de ces héros malgré eux. Alors que je lui demandais s'il était anxieux la veille de son intervention, il m'avait répondu qu'il avait fait deux guerres, et que ce n'était pas moi qui allait lui faire peur. Il m'avait aussi raconté comment lui et ses camarades montaient à l'assaut, après la distribution de gnôle qu'il avait toujours refusée, et comment les balles fauchaient les hommes autour de lui, sans jamais l'avoir atteint...

Erich Maria-Remarque : A l'ouest, rien de nouveau

Henri Barbusse : Le feu

I hatt einen Kameraden


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Commentaires
Margault
Posté il y a 5 ans

C'est émouvant et touchant...
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