Art

Ne manquez pas la rétrospective David Hockney à Beaubourg

Posté le 09 Juillet 2017
Tags : David Hockney, art, peinture

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David Hockney

Le musée d’art moderne de la ville de Paris présente une immense rétrospective de l’œuvre de ce peintre britannique inspiré par la lumière californienne et l’émancipation homosexuelle.

Cette œuvre profuse et éclectique, lumineuse et colorée, précise et chiffonnée, s’étend de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours et mêle des inspirations puisées dans le graphisme égyptologique, les couleurs du douanier Rousseau, les portraits torturés de Francis Bacon, la lumière photographique de Edward Hopper, le cubisme et le travail de Pablo Picasso et d’innombrables apports que ma culture artistique limitée ne me permet pas de discerner.

Un moment de ravissement. Ne vous en privez pas.

Lorenzo Mattotti de retour à la galerie Martel

Posté le 18 Mars 2017
Tags : Lorenzo Mattotti, art, dessin, dessinateurs, BD

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Lorenzo Mattotti dédicaçait à nouveau son œuvre emplie de poésie et d’onirisme à la galerie Martel aujourd’hui. Comme je lui faisais remarquer que certains de ses dessins me faisaient penser à
Dino Buzzatti, le maître m’a répondu que justement il travaillait depuis trois ans à un long métrage animé consacré à cet autre italien de génie.





Parenthèse chinoise à la fondation Louis Vuitton

Posté le 30 Juillet 2016
Tags : Paris, Art, Chine, Architecture, Est, Ouest, maoïsme, Bouddhisme, symbolisme

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Embarquement pour la Chine à la fondation Louis Vuitton, dont la voilure gonflée (revisitée par Buren) me fait irrésistiblement songer au navire fantastique des six voyages de Lone Sloane.

Au fil des couloirs et des salles de cet espace aérien, lumineux, tortueux et labyrinthique, on découvre les œuvres symboliques d'artistes chinois modernes marqués par le carambolage humain et spirituel de l'Est et de l'Ouest.

Un bouddha nostalgiquement échoué sur une grève, la tête de l'artiste en guerrier impérial ouverte comme une boite de conserve, un autre bouddha revêtu des couleurs de l'étendard LGBT, l'immense panorama d'un chantier de la désastreuse révolution culturelle, dont les nuances de gris sont la cendre de millions de bâtons d'encens. Un film projeté dans l'espace d'un écran tridimensionnel, mêlant passé et avenir, présent et onirisme, et l’impressionnante et improbable collision d'un bouddha encore et d'une victoire de Samothrace renversée.

Tradition spirituelle et cicatrices du maoïsme forment la chair de cette création emplie, comme l'empire du milieu, de douleur et d'inattendu.

Maris et femmes

Posté le 01 Juin 2016
Tags : Théâtre, cinéma, Woody Allen, comédie, psychanalyse

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Du grand Woody,
et selon vos préférences, au théâtre ou au cinéma,
ou les deux, après tout...

De la comédie, du Jazz, encore de la comédie, toujours de la comédie, et une pincée de nostalgie avec une pointe d'acidité - juste assez pour échapper à la complaisance douceâtre.

L'humour Allenien, aigu, distancié, bienveillant, teinté de psychanalyse narquoise : la vie n'a aucun sens, mais vaut la peine d'être vécue.

On se régale.

Catharsis (Les ogres)

Posté le 04 Avril 2016
Tags : Cinéma, les enfants terribles, Palo Alto, émotion, psychothérapie familiale

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Alors que les bourgeons explosent en une éruption dont la simultanéité verte étonne,
sort sur les écrans le troisième film de la jeune toulousaine Léa Fehner nommée au César du meilleur premier film en 2010. Les critiques prêtent à cet ofni des accents de Kusturica, voire de Fellini (comment ne pas penser à la Strada ?).

j’y ai trouvé pour ma part une explosion roborative d’émotions contradictoires, de grandeur et de bassesse, d’amour et de haine, de finesse et de vulgarité, un débordement d’hormones juvéniles, et l’illustration parfaite de la psychothérapie familiale.

Au début de l’intrigue, les personnages nous font regretter l’étroitesse de notre existence petit-bourgeoise, tant la fraicheur du monde qu’ils se sont construit parait parée pour le paradis.
Ce ne sont que débordements de joie, de spontanéité, voire d’extase.

La suite nous chasse du paradis terrestre : ces démonstrations hystériformes de bonheur recouvrent la difficulté d’une vie errante sans intimité, sous l’autorité tyrannique d’un patriarche ambivalent qui fait taire les souffrances anciennes pour que chaque soir l’exigence de la piste reprenne ses droits.

Les sentiments, exacerbés, tapis dans l’ombre d’anciennes rancunes et de douleurs inexpiées, reviendront malgré toutes les tentatives de les étouffer, à la lumière du chapiteau, sous l’œil implacable de monsieur déloyal.

Laissons la poétique phraséologie du thème principal de la BO, qui rappellent les textes écrits il y a plusieurs décennies par les enfants terribles, exprimer mieux que moi les attentes, la liberté et la fragilité de ces enfants de la balle :

Je tapisse mes lèvres
d’obscènes offrandes
J’enfourche le crépuscule
et tourne dans l’autre sens
Je ne suis fait pour rien, vraiment
Et le monde est en moi
Je ne transmets rien, vraiment,
Et le monde me comprend.

Une femme,
une femme à sa fenêtre réclame,
Rebelle dans son être,
De l’âme
Que souffle la tempête
De l’âme
Que souffle la tempête.

laïlala la laïlala lalalala laïlala laïlala
laïlala la laïlalala lalala laïlala laï lalala

J’abandonne mes rêves
Je reste une demande
Fidèle renoncule
Je croule sous le sens
Je ne veux rien vraiment
Et c’est une exigence
De n’être rien vraiment,
C’est peut être une chance...



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